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  • Une soirée au coeur des créations de Camille Amat

    camille amat,andré faucheux

    Vendangeurs, Camille Amat

    Samedi 5 août le théâtre Georges-Méliès accueillait Michel Faucheux (photo), universitaire et écrivain, de retour à Chalabre pour évoquer l’itinéraire artistique et spirituel de Camille Amat. Artiste peintre, pianiste, Camille Amat menait une vie discrète au pied de Terre-Blanche, peignait beaucoup mais parlait peu d’elle, de sa vie passée, de sa peinture. Comme le dira Michel Faucheux en ouverture, Camille demeure à bien des égards « L’inconnue de Chalabre ».

    camille amat,andré faucheuxIl précisera ensuite comment « A la faveur de la découverte après sa disparition, d’un journal qu’elle a tenu pendant plus d’une quarantaine d’années, on découvre non seulement la richesse du parcours biographique de Camille, mais aussi l’exigence et l’ampleur de son projet artistique. La peinture fut pour elle le fruit d’un itinéraire spirituel et d’une quête métaphysique qui obligeait au retrait, au retour sur soi, à ce dépouillement intérieur où peut se faire la rencontre avec l’invisible ».

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    Un parcours de vie fortement marqué par sa rencontre dans les années cinquante à Collioure, avec Marc Sabathier-Lévêque, assistant du réalisateur Jean Duvivier, organiste, journaliste à Paris-Match, auteur d’un « Oratorio pour une nuit de Noël ».

    Michel Faucheux évoquera également la passion qu'elle vivait pour la musique de Mozart, Beethoven ou Chopin, et sa lecture infatigable de philosophes et d’écrivains tels que Teilhard de Chardin, Jacques et Raïssa Maritain, tout comme sa méditation sur la philosophie du yoga.

    Après que l'oiseau corrupteur ait disparu au plus profond de l'écran, sous le bas-relief réalisé par Roger Giroud, l'auditoire était conquis. Il venait d'apprécier la richesse d'un exposé qui aura contribué à mieux appréhender l'œuvre artistique de « L’inconnue de Chalabre ».

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  • A la rencontre de Camille Amat

    camille amat,michel faucheux

    Samedi 5 août à 18 h 30, le théâtre Georges-Méliès accueillera Michel Faucheux, universitaire et écrivain, présent à Chalabre pour évoquer l’itinéraire artistique et spirituel de Camille Amat.

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    Ascension de Claire d'Assise

    Oeuvre de Camille Amat

    1993 Envol de l'âme

  • C'était hier : Trois siècles de charivari

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 22 octobre 1997.

    fluris,camille amatLe comité du Tricentenaire s‘est penché sur la vie de Fluris (Photo archives, octobre 1997).

    « Le Sr Jacques Fleury de Montpellier, contrôleur au grenier à sel de Chalabre est mort le treizième et a été enseveli le quinzième décembre 1697 dans le cimetière de cette paroisse avec les prières et les cérémonies prescrites ». Cet acte de décès extrait des archives communales de Chalabre représente l’unique certitude historique permettant d’identifier le personnage « Fluris ». Tout le reste demeure : qui l’a tué ? Pourquoi ? Trois cent ans ont passé et nul n’a réussi à ce jour à éclaircir les circonstances de cette disparition. Comme le démontre Patrick Lasseube à travers ses recherches menées en 1987 sur le Charivari traditionnel de Chalabre, la vérité se trouve enfouie dans la mémoire collective chalabroise. Mais de contradictions en hypothèses originales, la légende n’a jamais cessé de croître, si bien que Fluris aujourd’hui identifié n’est toujours pas démystifié. Huit semaines nous séparent à présent de la Sainte-Luce, date à laquelle les Chalabrois vont réveiller la mémoire de leur héros légendaire, mort il y aura exactement 300 ans, le samedi 13 décembre prochain.

    Réuni jeudi dernier à la mairie, cours Sully, un comité impromptu s’est penché sur le passé mouvementé de ce cher Fluris, afin d’évoquer ce que sera la célébration du charivari millésime 1997. Abandonnée depuis des lustres, l’idée d’une marche symbolique et pacifique a longuement été évoquée, qui emmènera « l’étrange et tonitruant cortège », jusqu’au pied des murailles grises du château des Mauléon. D’ores et déjà, dans l’intimité des caves et des greniers, petits et grands s’affairent car il faudra être prêt, à l’heure où le premier coup de fusil va déchirer la nuit du Kercorb, la nuit du Tricentenaire : « Vei fans les ans que tueron Fluris ! ».        

  • C'était hier : La palette riche et colorée de Camille Amat

    L'article mis en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du dimanche 5 octobre 1997. Camille Amat nous a quittés le 20 avril 2012.

    camille amat

    Camille est de retour au pays, l'expérience en plus

    Photos archives, Septembre 1997

    Camille Amat ne guette pas le regard des autres posé sur ses toiles, la peinture est son monde, la peinture est partout dans la maison de cet ancien quartier de la Terre-Blanche où elle a posé sa palette au terme d’un riche périple. Passionnée dès son plus jeune âge par les croquis de mode, la carrière de modéliste à laquelle Camille Amat se destine l’éloigne une première fois de Chalabre vers Toulouse et l’école de dessin.

    Esquisses et croquis sont aussitôt remarqués par son professeur qui lui propose de préparer le concours d’entrée à l’école des arts appliqués de la ville de Paris. L’élève Camille Amat va alors fréquenter assidûment l’atelier toulousain de Christian Schmidt où les ébauches qu’elle réalise traduisent une perception très personnelle de la réalité.

    Elle franchira là une nouvelle étape avant de rejoindre Paris et l’académie de peinture que dirige André Lhote, théoricien du cubisme. Camille Amat séjournera dans la capitale quatre années durant, au contact du peintre et critique d’art qui écrira en 1955 dans la revue « Arts et spectacles » : « Camille Amat sait voir, elle voit, spontanément, candidement, en toutes choses la vérité picturale. C'est-à-dire qu’au lieu de suivre de l’œil le contour des objets, elle perçoit les réactions du décor sur ces objets, ou les réactions de ces objets les uns sur les autres. En un mot, elle remplace en toute naïveté, sans y penser, le dessin du modèle par un dessin de caractère déformé, inspiré et cependant fidèle à l’objet. »       

    C’est ainsi qu’en 1956, Camille Amat obtient le deuxième prix au célèbre concours du Dôme (Montparnasse) avant de voir ses oeuvres exposées à la galerie parisienne du Ventadour aux côtés de celles de André Lhote, Jean Carzou, Edouard Pignon, André Derain, Fernand Léger, Arrivé, Iscan et Armand Seguin.

    En 1958, les sirènes du Midi ramèneront Camille Amat vers son sud natal et plus précisément vers Collioure où elle acquiert la parfaite maîtrise des couleurs et de la lumière. Camille Amat est revenue à présent en ce pays de Kercorb qu’elle avait quitté un jour de l’année 1947 et la passion qu’elle voue à la peinture, à l’instar des couleurs qui éclairent ses toiles, n’a jamais faibli.